(Par Émile Khoury | jeudi, avril 16, 2009 | L’Orient-Le Jour)
Pour qui sonne le glas ? Quel rêve, quel projet, le verdict des urnes va-t-il condamner ? À ce procès, le jury est essentiellement puisé dans la composante chrétienne du pays, divisée entre 14 et 8 Mars, avec un zeste d’indépendants. Les forces musulmanes opposées s’annulant pratiquement l’une l’autre, la majorité parlementaire se dessinera en pays chrétien.
Là, le général Michel Aoun l’avait remporté haut la main en 2005. Mais il développait alors une ligne de souveraineté et d’indépendance, de révolution du Cèdre pour tout dire, qu’on lui reproche d’avoir abandonnée. Il était également le fer de lance de la lutte pour un État de droit fort, seul maître du territoire et des armes. Il se battait de même pour que le Liban cessât d’être happé par les axes, pour servir de lice ouverte aux règlements de comptes extérieurs. Pour qu’il devienne un pays arabe de soutien et non de confrontation. Pour que le peuple libanais cesse de souffrir de massacres et de destructions à la place d’autrui.
Époque bien révolue. Aujourd’hui, le général Aoun aborde les législatives avec des devises tout à fait différentes. Il soutient que l’armement du Hezbollah, quintessence de la résistance, doit être maintenu, tant que l’État n’est pas assez fort pour protéger le pays d’une agression israélienne. Et tant qu’il n’y a pas de paix globale dans la région. En même temps, il ne dit pas comment l’État peut devenir fort si cet arsenal milicien, et d’autres parallèles, subsistent. Déviance qui fait délibérément capoter l’instauration d’une stratégie de défense nationale. Déviance que le général veut même démultiplier, en proposant que tout le peuple libanais devienne activement résistant et porte les armes. Au risque d’une implosion interne, tant sécuritaire qu’économique.
Le général soutient qu’avec la Syrie, il n’y a plus de problème depuis le retrait. Allant plus loin, il déclare qu’elle a bien le droit de s’ingérer dans les affaires intérieures libanaises, pour protéger sa sécurité nationale, lorsque d’autres pays le font. Il est d’avis que le tracé des frontières ne soit effectué qu’après la libération de Chebaa. Il n’a pas d’objection au maintien des bases extérieures palestiniennes d’obédience syrienne ni de l’armement palestinien à l’intérieur des camps, tant qu’il y a lieu de se défendre contre Israël. Il estime que la quête des prisonniers libanais se fasse du côté d’Israël autant que dans les geôles syriennes, et souhaite que l’on se préoccupe également du sort des Syriens disparus au Liban.
Le général Aoun se glorifie devant tous d’être en mesure de transporter politiquement ses partisans à toute position de son choix. Il se targue même d’être en mesure de faire d’une canne un député ! Il affronte les législatives, cette année, avec des slogans diamétralement opposés aux thèmes de sa campagne de 2005. Sans sourciller, car il semble convaincu qu’il jouit de la confiance aveugle de l’électorat chrétien qui lui vouerait un culte de la personnalité sans égal. Et lui remettrait bien plus d’allégeance qu’à la patrie elle-même. Moyennant la promesse d’un changement et d’une réforme qui a besoin, pour être tenue, d’une victoire aux élections.
Sur ce point précis, les loyalistes lui rétorquent qu’une minorité parlementaire qui représenterait vraiment, en réalité, la vox populi n’a pas besoin d’être au pouvoir pour entreprendre, changer et réformer. Ainsi, au début des années cinquante, le Front socialiste national, qui ne disposait que de sept députés à la Chambre, a-t-il lancé un programme de rénovation qui est assez vite venu à bout du régime en place, et l’a fait sauter. La différence, remarquent les majoritaires, est qu’aujourd’hui nul ne sait ce qu’est au juste le programme de changement et de réforme du CPL. Et encore moins, le programme du 8 Mars. Du moins sur le plan fonctionnel interne. Car on sait bien trop, soulignent les loyalistes, ce que signifie le programme politique des prosyriens, en termes d’obédience. L’électeur chrétien, décisif, veut-il vraiment de ce choix ?
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- Mike: Actually, Mahmoud Abbas was the main man who was calling for the riots.
Ziad: La tshtari al 3aouni illa wal3asa ma3aho…
Mike: The after effects of using HAARP. It’s happening worldwide.
Alyssa: Jean do you still live in Lebanon?
undisclosed: couldn’t agree more jean…couldn’t agree more
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Darwish: afif #20 quote:”we go back to the idea of federalism and seceding from lebanon (kfarshima-madfoun), because muslims and many christians as well are sympathetic to palestine and do not want to be...
afif: technically i’m neither. but my parents are both Lebanese
Alyssa: just out of curiosity afif are you Lebanese or Syrian?
Maximus: wala yhemak afif, import-export…
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1. THERESINIA | April 17th, 2009 at 3:29 pm
Le Général de Rabiyeh est devenu un “puppet” entre les mains de la Syrie et fera ce qu’ils lui diront de faire…
Il est devenu leur agent. Et comme tous les agents, il est allé trop loin pour faire marche arrière! Ils lui ont arrangé le voyage en Russie et promis la présidence pour bientôt… ils savent son point faible: la MEGALOMANIE et l’utlisent à fond…
Pauvres Chrétiens qui croient encore en ce malade mental!!!!!
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