Archive for the 'Social' Category
BEIRUT (AFP) — Lebanese women may be known as the Arab world’s most liberal but they are by no means the region’s most liberated considering antiquated laws that reduce them to second-class citizens.
“The law in this country still considers a woman as being inferior,” complained sociologist Rafif Sidaoui.
From domestic violence to rape to adultery, the rights of women often fall by the wayside in this multi-confessional sectarian society, nonetheless deemed avant-garde in the mostly conservative Middle East.
“One of the absurd laws on the books allows a rapist to be exempt from prison if he marries his victim,” said Ezzat Mroue, vice-president of the Women’s Rights Committee (WRC).
“A few years ago, there was a major scandal when a young man, who was after his cousin, kidnapped her from her university,” she added.
“He raped her and then brought her before a sheikh who married them.
“The result was that he was not guilty in the eyes of the law,” Mroue said.
And although so-called “honour crimes” are not widespread in Lebanon, as in some other Arab countries, every year a number of women are killed by male relatives under the pretext of defending the family honour.
Under the law, the murderer can benefit from “mitigating circumstances”.
(From Le Monde, today:
http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/03/06/wajdi-mouawad-seul-sur-scene-loin-du-liban_1019517_3246.html)
Il est des moments, dans la vie, où s’impose un retour sur soi. A 40 ans, Wajdi Mouawad en traverse un, qu’il met en scène, de manière très émouvante, dans Seuls. Le spectacle sera présenté en juillet au Festival d’Avignon. Mais c’est à Chambéry qu’il est créé, à l’Espace Malraux, où Mouawad a déjà créé Forêts, en 2006, et où il est artiste associé jusqu’en 2010.
Forêts s’inscrivait dans la lignée des spectacles qui ont fait aimer en France ce Libanais d’origine, installé au Québec après avoir vécu six ans à Paris, de 1978 à 1986. Sa famille fuyait la guerre du Liban, qui n’a jamais quitté l’enfant qu’il était ni l’adulte qu’il est devenu. Comment recoller les morceaux ? Se construire une identité ? Vivre l’exil ? Ces questions hantent les pièces de Wajdi Mouawad, comme Littoral, qui lui a valu, en 2005, le Molière du meilleur auteur dramatique francophone.
Auteur, Mouawad l’est avec générosité. D’un mouvement ample, il sait tisser des fresques qui vous emmènent là où l’odyssée de l’histoire rejoint celle de chacun, dans la quête sans cesse recommencée de l’amour, de la mort et de la vie à apprivoiser avant qu’elles ne filent leur chemin, et ne vous perdent en route. Il y a un goût indéniable de l’absolu dans cette écriture, qui, avec Seuls, efface beaucoup des majuscules qu’elle contient, pour serrer au plus près l’intime.
CROISER DES HISTOIRES
Seuls est un solo - joué par Mouawad lui-même. Celui d’un homme, Herwan, un Libanais exilé au Québec, qui prépare une thèse sur Robert Lepage, la grande figure du théâtre québécois. C’est l’hiver, il tombe des tonnes de neige, et Herwan n’arrive pas à travailler. Il tourne en rond dans son nouvel appartement, nu ou presque, comme s’il se protégeait des couches de vêtements qu’il doit enfiler quand il sort.
Le téléphone fixe marche mal, et quand il sonne, c’est soit sa soeur, soit son père, qui ne le lâchent pas, soit le directeur de thèse, qui lui demande de terminer son travail au plus vite pour obtenir le poste d’un professeur qui vient de mourir. Mais pour terminer, Herwan veut revoir Robert Lepage, qui prépare un spectacle à Saint-Pétersbourg.
C’est là que Seuls réserve une surprise. On s’attend, comme toujours avec Wajdi Mouawad, à partir loin, à rencontrer des gens, à croiser des histoires. Et l’on se retrouve face à un homme seul, qui se dépouille peu à peu des peaux d’oignon de la parole, pour entrer dans le monde de la performance, en peignant sur son corps autant que sur les murs ce qui l’habite et lui pèse : la vacuité des jours qui se suivent en boucle, le désir d’être soi et autre, l’appel, nourri des souvenirs d’enfance, à une vie qui échapperait à la pesanteur. Une vie d’”étoile filante”, comme Herwan rêvait d’en être une, quand il était dans l’instant de la nuit, au Liban.
Herwan, c’est évidemment Wajdi Mouawad. Mais c’est chacun, et Seuls le dit bien, jusque dans ses maladresses, qui étaient incroyablement touchantes, le soir de la première, mardi 4 mars. C’étaient celles de la vie comme elle va, quand on se demande où elle va.
Seuls, de et par Wajdi Mouawad, Espace Malraux, 67, place François-Mitterrand, Chambéry (Savoie). Tél. : 04-79-85- 55-43. Jeudi 6 mars à 19 h 30, vendredi 7 à 20 h 30. De 14 € à 25 €. Durée : 2 h 15. En tournée jusqu’en janvier 2009.
BEIRUT (AFP) — Wanted: Angelina Jolie’s luscious lips or Lebanese sex bomb Haifa Wehbe’s nose or breasts. Clutching pictures of their idols, Arab women are flocking to Lebanon which has become a hub for plastic surgery in the Middle East.
“The boom in plastic surgery started in 2000 in Lebanon, which then became THE destination for ‘plastic surgery tourism’ in the Middle East,” plastic surgeon Tony Nassar, who owns the Brazilian Esthetic Clinics in Beirut, told AFP.
Men and women from oil-rich Arab Gulf states have been coming in droves to fix their noses, lift buttocks and enlarge their breasts in Lebanon, attracted by the reputation of the country’s surgeons, its low prices, good weather and buzzing night-life.
Union Libanaise Culturelle Mondiale
Objet : Droit de réponse concernant l’article “Liban, Pays des Esclaves…”
de Dominique Torrès publié dans Le Monde le 11/10/2007
Chers amis,
Chers compatriotes,
Nous vous informons de la lettre que nous avons adressée, dans le cadre du droit de réponse, au journal le Monde et à l’émission « Envoyé Spécial » sur France 2, suite à la publication le 11/10/2007 de l’article de Dominique Torrès sur les employées de maisons au Liban intitulé “Liban, Pays des Esclaves…”, sujet qui a été repris dans un reportage diffusé dans « Envoyé Spécial » le jeudi 18 octobre 2007.
La même lettre a été adressée aussi au quotidien libanais l’Orient le Jour pour informer les libanais de notre réaction.
Nous Signalons que beaucoup de compatriotes ont réagi aussi ce qui a poussé les journaux concernés à ne publier que des extraits.
(ci-joint une copie conforme de la lettre)
ULCM
————————————————–
A l’attention de Mme Dominique Torrès,
Chère Madame,
Nous avons lu avec la plus grande attention votre article publié dans le journal Le Monde daté du 11/10 sur les employées de maisons au Liban, sujet qui a été repris dans un reportage diffusé dans l’émission « Envoyé Spécial » sur France 2, le jeudi 18 octobre 2007.
Si l’on peut être légitimement choqué par les agissements de certains employeurs de jeunes étrangères au Liban, il est inacceptable d’amalgamer tout le Liban et les libanais à ces agissements scandaleux et de plus réduire le Liban à la seule pratique de l’esclavage contemporain.
L’ULCM déplore l’exagération et l’inexactitude de l’article cité ci-dessus et tient à préciser les points suivants :
- Si certains faits relatés sont réels, ils ne concernent nullement l’ensemble des 200000 employées de maison travaillant au Liban et plus d’un million d’ouvriers Syriens, égyptiens et iraquiens…Ces quelques cas ne permettent pas de généraliser comme le fait l’auteur contrairement à toute déontologie journalistique.
- Beaucoup de contrevérités sont évoquées comme le salaire qui, contrairement à ce qui est écrit, atteint 300 dollars ce qui représente un peu plus que la moitié du salaire moyen d’un libanais employé de banque par exemple.
- Toutes les employées de maisons ont obligatoirement la couverture sociale alors que celle ci n’est pas assurée à tous les libanais eux-mêmes.
- Le nombre de ces employées augmente de plus en plus ce qui veut dire que la situation de ces gens n’est pas aussi mauvaise comme l’article essaye de montrer.
Ainsi nous affirmons que ces actes sont loin d’être des habitudes libanaises et que nous sommes sûrs que dès l’installation d’un état de droit, ils disparaitront.
En attendant, nous vous invitons à publier notre réponse selon le droit qui nous est réservé car soyez sure Madame nous luttons comme vous le respect total des Droits de l’Homme au Liban et nous sommes conscients que nous allons y parvenir bientôt.
Veuillez agréer, Madame, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.
Roger Hani Président de l’ULCM France
Nibal Moussa Président du Comité de la Communication
Georges Abi Raad Secrétaire Général Mondial de l’ULCM
Antoine Menassa Vice-Président de l’ULCM
Zouzou 2ebba ..
Posted by N10452
Since we are talking about road deaths lately, i believe there is another issue one should tackle, the bikes and scooters in Lebanon.
Only lately scooters were banned from driving on the highways ( even though you still find some), but i believe all sort of bikes should be banned at night at least, or maybe put tougher conditions for one to a acquire a bike.
Why so ?
Since most bikers you see on the roads feel this urge to speeding like crazy and most importantly to lift their bikes in the middle of the road between the cars and feeling proud of doing so.
What is that urge to perform a stunt on the highway without even wearing a helmet ?? What exactly does one feel when he lifts his motorcycle or stands on it on a busy highway ??
And the worst of all is when a group of motorcycles are doing that, since it is guaranteed you ll find the next day Lan Nanssaka posters and white ribbons for one of those bikers ..
Life has becoming so cheap in Lebanon, not worthy anything and no one is protesting about it.
I hope those reading this post start by controlling themselves and their friends and spread the message, and yell at relatives or friends risking their lives and others’ lives by reckless driving ..
Un reportage de Dominique Torrès & Olivier Robert. (Video)
Au Liban aujourd’hui, des domestiques sont traitées comme des esclaves : 200 000 bonnes, provenant de 30 pays, se voient confisquer leur passeport dès l’arrivée par la sûreté nationale. La grande majorité d’entre elles n’aura plus le droit de sortir de la maison seule…Pas de sortie et pas de congé. Salaires de misère, coups, brimades viols : le taux de suicide des domestiques étrangères est alarmant. 105 éthiopiennes se sont données la mort en quatre ans. Dominique Torrès a enquêté auprès des agences de placements, en interrogeant victimes et employeurs. Une enquête sans concessions sur des pratiques d’un autre âge, commises semble-t-il en toute impunité.
__________________________________________________________
• Le Comité contre l’esclavage moderne, fondé en 1994 par Dominique TORRES, a pour objectif de lutter contre toute forme de servitude et d’assister les victimes de l’esclavage moderne, en France et dans leur pays d’origine.
http://www.esclavagemoderne.org/
• Créée il y a plus de deux cents ans, l’association « Antislavery » est la plus ancienne organisation internationale de défense des Droits de l’Homme. Son site Internet est très riche en documentation concernant l’histoire de l’esclavage et l’esclavage moderne.
http://www.antislavery.org/
Liban, Pays des Esclaves…
Posted by YArticle publié le 11 Octobre 2007
Par Dominique Torrès
Source : LE MONDE
“Bienvenue à l’aéroport Rafic-Hariri”, susurre une voix féminine tous les quarts d’heure. 7 h 30 du matin, le hall est vide. Seule une salle d’attente est noire de monde. Sur le mur, un panneau indique “zone de réception pour les bonnes”. Des chrétiens, des musulmans, des couples, des familles entières, arrivent. Parmi eux, M. Hadj, un médecin franco-libanais. Il est pressé, le travail à l’hôpital l’attend : “Les agences s’occupent de tout, explique-t-il, mais il faut venir soi-même pour la livraison de la bonne.” “En 2002, j’ai littéralement sauvé de la famine une Togolaise en la prenant chez moi, raconte une dame en jeans. Je l’ai d’abord payée 50 dollars (35 euros) par mois, mais au bout de six mois, comme elle travaillait très bien, je l’ai augmentée à 75 dollars (53 euros).“
Depuis des années, des jeunes filles d’une trentaine de pays pauvres viennent se placer comme domestiques au Liban. Aujourd’hui, elles sont plus de 90 000 Sri-Lankaises, 30 000 Ethiopiennes, 40 000 Philippines, sans parler des autres nationalités, dont beaucoup de Burundaises et de Malgaches. Une personne sur seize vivant au Liban est une domestique étrangère, selon le quotidien anglophone Daily Star. Ces domestiques sont payées 200 dollars par mois pour les Philippines (les plus éduquées), 150 dollars pour les Ethiopiennes, 100 dollars pour les Sri-Lankaises - moins de 20 centimes d’euro de l’heure. L’employeur peut à tout moment “rendre” la bonne, qui, elle, n’a pas le droit de partir.
Ce matin, les futurs employeurs attendent les passagères de l’avion d’Ethiopian Airlines arrivé à 2 heures du matin : 200 jeunes filles pour l’heure parquées sous douane, accroupies les unes contre les autres. Pas de boissons, pas de nourriture, pas de toilettes. Comme l’exige la sûreté nationale, leur passeport transitera directement des mains du policier des frontières à celles de l’employeur.
La jeune Ethiopienne qui foule pour la première fois le sol libanais ignore que son passeport ne lui sera rendu que le jour de son départ. Elle ne se doute pas qu’à cet instant elle vient de perdre sa liberté. Le docteur Hadj vérifie d’un coup d’œil que le nom correspond à celui que lui a donné l’agence, fait, d’un geste du bras, “yalah”, sans parole ni sourire. Son maigre bagage à la main, la jeune fille tente de le suivre en jetant des regards terrorisés de tous côtés. Ils doivent se rendre à l’agence de placement. Là, elle va probablement signer un nouveau contrat, en arabe, avec des conditions qui n’auront plus rien à voir avec les engagements pris dans son pays. Son salaire risque de diminuer. Selon l’ambassade des Philippines, certaines jeunes filles travaillent gratis les trois premiers mois, voient la durée du séjour obligatoire passer de deux ans à trois ans et sont privées de toute liberté : interdiction de sortir seule de la maison, de correspondre avec sa famille et de communiquer avec l’extérieur. Sans parler de la chambre promise qui risque d’être un balcon, voire la cuisine ! Refuser de signer ? Trop tard. Sans argent, sans passeport, elles voient le piège se refermer.
Le jour de la signature du contrat, l’agence se verse entre dix et quinze fois le premier salaire de la domestique. Une jeune Ethiopienne revient au total à 2 400 dollars à l’employeur (billet, visa, visite médicale, contrat chez le notaire, etc.). Une somme importante, dont 60 % reviennent à l’agence. A Beyrouth, 380 agences de placement de personnel de maison officielles envahissent le paysage d’affiches publicitaires. Il y a quelques années, l’une d’entre elles avait même proposé des soldes de Sri-Lankaises !
21 juin 2007. Anlyn Sayson, une jolie Philippine de 21 ans, arrive au Liban. Le 29 juin, elle meurt, en se jetant d’un balcon du cinquième étage d’un appartement de Beyrouth. Que s’est-il passé durant cette semaine pour pousser une jeune fille sans histoires à se suicider ? Selon la police libanaise, la jeune domestique aurait fait une crise de nerfs chez ses employeurs à Tripoli, dans le nord du pays. Ceux-ci l’auraient illico ramenée à l’agence de placement NK Contrat, à Beyrouth. Le patron de l’agence, Negib Khazaal, raconte que la jeune fille était très excitée et que l’un de ses employés lui aurait donné des calmants avant de la laisser seule dans l’appartement. A 3 heures du matin, les voisins ont entendu des cris. Ils ont trouvé le corps fracassé de la jeune fille gisant sur le trottoir. Résultats de l’autopsie : il y avait des doses massives de méthanol, une substance neurotoxique particulièrement dangereuse, dans l’estomac d’Anlyn Sayson.
Si sa mort a donné lieu à quelques lignes dans la presse locale, la plupart de ces suicides ont lieu dans l’indifférence totale. Pourtant, le nombre de suicides de domestiques ne cesse d’augmenter : 45 Philippines, 50 Sri-Lankaises et 105 Ethiopiennes se sont suicidées ces quatre dernières années. “Dans de nombreux cas, raconte Sami Kawa, médecin légiste, les mortes sont couvertes d’ecchymoses, de morsures ou de brûlures.”
Tout un système d’exploitation est en place où chacun, Etat, agences, employeurs, joue sa partition, souvent avec la complicité des pays d’origine. Depuis 1973, le Liban “importe” des domestiques étrangères qui ne sont protégées par aucun texte de loi : le code du travail ne s’applique pas à elles. Et selon les associations caritatives, leur situation ne cesse d’empirer. “Depuis quelques années, nous enregistrons une augmentation des actes de violence et de viols”, explique-t-on à Caritas.
“A ma connaissance, il n’y a pas eu au Liban une seule condamnation pour crime ni pour viol en trente ans, seulement quelques rares et faibles condamnations au pénal pour coups et blessures”, souligne Me Roland Tawk, qui défend les domestiques depuis plus de dix ans. La plupart des affaires se traitent à la libanaise : comme la majorité des cas de maltraitance s’accompagnent de non-paiement de salaire, la victime laisse tomber sa plainte pour viol contre le versement de son salaire, ou bien le salaire est totalement oublié, mais elle récupère enfin son passeport. La violence n’est pas l’apanage des employeurs. Ici, on peut faire corriger une bonne par la police ou, plus fréquemment, par les agences de placement.
Le résultat d’un sondage effectué par l’association Caritas en 2007 auprès de 600 employeurs est édifiant. Plus de 91 % des sondés confisquent le passeport de l’employée, 71 % ne la laissent pas sortir seule, plus de 31 % avouent la battre, 33 % limitent sa nourriture, 73 % surveillent ses fréquentations et 34 % la punissent comme un enfant.
Elles sont quarante, cachées au sous-sol de l’ambassade des Philippines. Trente à l’ambassade du Sri Lanka. Autant dans une annexe de l’ambassade d’Ethiopie. Toutes veulent rentrer au pays mais n’ont pas touché leur salaire depuis des mois voire des années. Les journaux publient les noms et souvent les photos de celles qui sont en fuite, et la police est chargée de ramener les fuyardes à l’employeur de gré ou de force.
A l’ambassade d’Ethiopie, Yeftusran, 22 ans, est prostrée sur une chaise depuis le matin. Elle a un bras cassé. L’assistante sociale de l’ambassade, Lina, Libanaise compatissante, tente de comprendre son histoire, mais Yeftusran est mutique, hormis quelques mots qu’elle répète en boucle : “Je veux rentrer à Addis-Abeba.” Ses yeux sont vides, sa détermination est terrifiante. Au bout de plusieurs heures, la jeune femme lâche par bribes son histoire. Depuis quatre ans, elle vit dans une famille de campagnards, dans le nord du pays. Le fils de 22 ans lui a cassé le bras parce qu’elle n’avait pu - ou su - ramasser la grand-mère impotente qui gisait au sol. Yeftusran ne veut ni voir un médecin ni en dire plus. Le lendemain, l’ambassade fera chercher ses affaires personnelles pour l’expédier à Addis-Abeba. “Nous avons eu trois suicides cette semaine, j’ai peur pour celle-ci, murmure Lina. Une Ethiopienne arrivée il y a deux jours est à l’hôpital. Elle serait tombée d’un balcon”, poursuit l’assistante sociale en levant les yeux au ciel.
Environ 400 domestiques croupissent en prison pour des vols imaginaires, affirme Me Roland Tawk. Dès qu’une employée de maison prend la fuite, l’employeur dépose plainte pour vol. Durant l’été 2006, l’attaque israélienne au Liban et le désarroi des Libanais fuyant les bombes ont été largement couverts. Les médias ont évoqué, sans s’attarder sur le sujet, le nombre de 30 000 domestiques abandonnées dans des appartements fermés à clef, souvent avec le chien. A leur retour, les employeurs étaient furieux. La domestique était partie ! “Nous avons eu beaucoup de mal à récupérer leurs passeports, certains employeurs menaçaient d’entamer des procès pour abandon de poste”, raconte Annie Israel, assistante sociale à l’ambassade des Philippines.
Le dimanche, les services religieux sont bondés à Beyrouth. Les domestiques qui ont droit au congé hebdomadaire et celles qui sont en fuite se retrouvent. A l’église Saint-Joseph, le Père MacDermott, un Américain de 75 ans installé au Liban depuis trente ans, dénonce chaque dimanche le calvaire des domestiques et souhaite que la hiérarchie chrétienne s’implique. En 2001, les évêques du Moyen-Orient ont publié un rapport sur le calvaire des domestiques, mais il est resté confidentiel.
En 1948, le Liban a signé un traité contre la confiscation des papiers d’identité. En 1991, la Convention des droits de l’homme est devenue partie intégrante de la Constitution libanaise.
Grand reporter à France 2, Dominique Torrès est la fondatrice du Comité contre l’esclavage moderne et l’auteur d’”Esclaves” (éd. Phébus, 1996). Elle a réalisé un reportage, “Liban, le pays des esclaves”, qui sera diffusé sur France 2 dans le cadre d’”Envoyé spécial”, le jeudi 18 octobre 2007.
Atyab Man2oushe ..
Posted by N10452Here is a post to change a bit from politics …
I must say everywhere i go in Lebanon, my friends take me to the best “forn” in town, that does the best man2ouche in the world and that is very popular and everyone from all over Lebanon go to that place ..
The latest one i tried today was “Furn el Saydeh” in Mansourieh which is apparently a very popular place, even though located in the weirdest locations and there is no way you can find that place alone, but i must say it was one of the best man2ouches i ever ate, so thumbs up for my friend who took me there
![]()
Its situated in Nahr el bared like streets lol .. Fatah el Islam could be hiding there for all i know hehe ..
Here is a lousy pic of the man2ouche, i was too busy eating it ..
Its a Crazy World we’re living in ..
Posted by N10452What the heck is wrong with those people ??
One question to this guy, how did u rape a banana tree ??
Story #2:
مجموعة دينية كينية تريد إلغاء حكم الإعدام الصادر بحق “المسيح”
A kenyan religious group wants to discharge the death penalty Jesus Christ got by the Romans, they say its illegal.
Wedding Convoys should be banned !
Posted by N10452Lebanon today witnessed more than 150 weddings simply because it is the lucky 7/7/2007 date.
Mabrouk to all couples, but there is one thing very annoying … the convoys !!
I understand it is a big day for the bride, but do we all have to suffer because she wants to sit on her rented convertible rolls royce and drive in the Middle of the highway @ 30 mph ??
I was stuck in traffic for like half an hour, thinking there was an accident, then it turned out to be a wedding convoy !
They should ban them or put a penalty on any wedding convoy annoying the drivers on the highway !
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